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Facturation électronique : le calendrier, les formats et les premières étapes

20 avril 2026 par
Facturation électronique : le calendrier, les formats et les premières étapes
Acus Conseil, Stéphane De Vreyer
La facturation électronique est souvent présentée comme un chantier complexe. Pour beaucoup de TPE et PME, elle l'est surtout dans les discours. Dans les faits, les obligations sont précises, le calendrier est progressif, et les premières étapes sont plus accessibles que ce que l'on entend généralement. Ce qu'il faut, c'est comprendre ce qui est réellement attendu — et à quelle échéance.
Un calendrier progressif, pas une bascule brutale

La réforme ne s'applique pas à toutes les entreprises en même temps. Elle suit une logique de déploiement par taille, avec deux dates clés à retenir.

1er sept.
2026
Toutes les entreprises : obligation de recevoir Grandes entreprises et ETI : obligation d'émettre également. Pour les PME et micro-entreprises, seule la réception est obligatoire à cette date.
1er sept.
2027
PME et micro-entreprises : obligation d'émettre L'émission de factures électroniques via une plateforme agréée devient obligatoire pour toutes les structures.

Le point le plus souvent mal compris est pourtant simple : même si vous êtes une petite structure, vous avez une action à mener avant septembre 2026. Vous devez être en mesure de recevoir des factures électroniques — ce qui implique de choisir une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) dès maintenant.

Ce qu'est vraiment une facture électronique

Ce n'est pas un PDF envoyé par e-mail. Au sens de la réforme, une facture électronique est transmise dans un format structuré — Factur-X, UBL ou CII — via une plateforme agréée par l'État.

Autrement dit, ce n'est pas à l'entreprise de « coder » ou de développer quoi que ce soit. Le sujet se joue essentiellement au niveau du logiciel de gestion utilisé et de la plateforme choisie. La complexité technique reste du côté des outils, pas de l'entreprise.

La vraie question n'est pas technique. C'est : mon logiciel est-il compatible, et ai-je choisi une PDP ? Acus Conseil · Intégrateur Odoo
Les premières étapes concrètes

Pour la plupart des PME, la mise en conformité ne nécessite pas de refondre toute l'organisation. Elle demande surtout un cadrage rigoureux sur trois points.

Actions prioritaires
  • Vérifier la compatibilité de votre logiciel de facturation ou ERP avec les formats structurés
  • Choisir une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) immatriculée
  • Préparer les nouvelles mentions obligatoires sur vos factures dès septembre 2026

Parmi les mentions obligatoires à intégrer : le numéro Siren du client, la catégorie de l'opération, l'option de TVA sur les débits le cas échéant, et l'adresse de livraison si elle diffère de l'adresse de facturation.

L'écosystème des plateformes est en place

L'administration fiscale a publié une première liste de 101 plateformes immatriculées en janvier 2026, et elle continue d'être enrichie. Le choix existe, plusieurs solutions s'intègrent directement avec les ERP du marché — dont Odoo.

Si vous êtes déjà sur Odoo Une grande partie du sujet se traite au niveau de l'outil et de son paramétrage. Le vrai enjeu devient alors de vérifier la compatibilité de votre environnement, de choisir la bonne PDP et de préparer une mise en conformité propre — sans complexifier inutilement votre fonctionnement. Ce n'est pas un projet de refonte. C'est un cadrage à faire sérieusement, une fois, pour être en ordre à temps.

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